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durée : 1h 45min

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’architecte Belge Lucien Kroll est un des rares architectes à avoir soutenu le front de la pratique opérationnelle de l’architecture avec celle de l’écriture critique et réflexive sur sa profession. Ses écrits permettent donc de mieux saisir la nature de son engagement autour d’une notion qui lui est chère : « l’architecture participative ». Il s’agit pour l’architecte d’intégrer l’expérience des habitants et leur niveau d’expertise dans l’élaboration des hypothèses du projet qui va construire leur cadre de vie. Ce montage permet une collaboration active entre la maitrise d’usage (les habitants) et le maitre d’œuvre (l’architecte). Favoriser le partage des expériences du constructeur et de l’habitant doit être le préambule à toutes actions de l’architecte selon Lucien Kroll. L’intégration de la société civile au cœur de la pratique architecturale et urbaine fut le versant contestataire du dispositif des théories rationalistes (et généralistes) du mouvement Moderne. Lucien Kroll s’inscrit dans l’héritage anglo-saxon de « l’Advocacy planning » (1968) qui fut un mouvement de contestation porté par un ensemble de spécialistes pour sountenir toute une frange défavorisée de la population qui se faisait chasser manu militari des centres villes en reconstruction. La Belgique à également une tradition de recherche-action qui mélange société civile et experts, notamment au travers de l’Atelier de Recherche et d’Action Urbaines (ARAU). A ce sujet, un livre fort intéressant retrace l’expérience de l’ARAU, il s’agit de : Vouloir et dire la ville de René Schoonbrodt (un des fondateurs), AAM Editions.

La présence de Lucien Kroll en ouverture de notre séminaire soulignait notre volonté d’en faire une sorte de « parrain » tout le long de notre recherche tant il nous semblait correspondre dans son volontarisme et sa générosité à l’idée fidèle que nous nous faisons de la recherche : une ouverture sur le monde et sur les autres. S’appuyant sur une expérience longue et riche, il semblait judicieux de ne fixer aucun cadre d’intervention précis mis à part l’intertitre des séances : « ruses et tactiques en architecture : l’espace des possibles » car Il s’agissait pour nous de comprendre comment cet architecte militant de la première heure, se saisit d’un thème qui est inscrit viscéralement dans son action quotidienne de Maitre d’œuvre : le biais et la norme en architecture. C’est tout à la fois, le simple citoyen, l’architecte, le politique, en observateur et en narrateur précis et « hors norme » que l’on conviait dans notre séminaire pour se prononcer de façon inaugurale sur ce qui allait être notre thème de recherche pour l’année 2007/2008. Qu’il en soit dors et déjà remercié pour avoir accepté notre invitation mais mieux encore, d’y avoir associé un réel enthousiasme à suivre avec beaucoup d’intérêt, notre démarche.

Pour le collectif, Miguel

 

 

EXTRAITS de l'intervention de Lucien Kroll le jeudi 15 décembre 2008, EHESS

Cela me fait vraiment plaisir de me retrouver sous le titre « biais et norme ». Je n’ai vécu que de cela depuis que je suis architecte et peut-être un peu avant de le devenir. A mon avis, le seul problème des questions posées par la modernité est là.

(…)

Les discussions que nous avons à propos de sécurité avec les pompiers sont toujours terribles parce qu’ils interviennent dans des situations tragiques. On imagine aisément les conditions difficiles lors des interventions sur les incendies, on imagine les victimes, etc. Les incendies sont terribles. Eux vivent cela. Ils vont éteindre les incendies, ce ne sont donc pas de gens abstraits. C’est une première constatation importante. Ce sont des humains, des pères de famille. J’ai discuté avec des pompiers. Quand ils ratent un incendie, c'est-à-dire quand il y a une victime, ils en sont malades. Avec des gens comme cela, on peu discuter de norme parce qu’ils sont vivants.

(…)

Nous avons discuté un an avec un pompier et encore une demi-année avec un autre.

(…)

A, la base, ce sont des interprétations. Nous avons découvert en lisant les règles des pompiers qu’il y a une façon de voir, c’est peut être un individu, ça, je n’en sais rien, qui voit en surface et un autre qui voit en volume. Ils ne se rencontrent pas trop. Il y a des contradictions et donc nous tapons sur les contradictions.

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Ça, c’est le biais parce qu’on ne reste pas dans une abstraction qui est un pur produit analytique.

(…)

Le Bauhaus fut fondé par un homme civilisé qui s’appelait Henri Van de Velde, il était Belge. Il a été kidnappé et envoyé à Dessau sous la direction de Gropius. Je parle ici d’architecture, je ne parle pas de peinture. Gropius est un frigide. C’est comme ça ! Ils ont étudié « scientifiquement » comme ils disent, rationnellement, la maison. Ils ont déterminé que cela faisait un volume type, 6M X 6M X 6M sans toit, sans rêves, sans cave, sans histoires. Il suffisait de multiplier par le nombre qui dépend du budget. On a des boites identiques pour mettre des troupiers mais pas pour mettre des familles. J’ai une question atroce : Pour des familles différentes, est-ce que l’architecte a le droit, le devoir ou l’interdiction d’imposer des objets identiques ? Ma réponse est simple. Evidemment non ! C’est une mutilation, c’est une perte de civilisation.

Ma norme c’est de faire toujours tout différent. Les couleurs mêlées donnent du kaki en général. On voit ce que c’est. L’armée est une masse de civilisés qu’on a mutilés de leur sentiment et de leur autonomie. C’est ça, sinon ce ne sont pas des soldats et ils sont fusillés s’ils n’obéissent pas. C’est la règle. Il n’y a pas, là, de ruse. Ils ont voulu multiplier ce modèle partout et y on presque réussi. Heureusement il y a quelques maladroits, donc des variantes, donc des complexités qui se font.

(…)

Je prends un exemple matériel. J’ai deux éléments préfabriqués. J’ai une grue et je dois les placer. J’en mets un ici, et l’autre là. C’est facile. Je continue parce qu’il n’y a pas de limites. Moi, j’opère différemment. Je mets le premier là parce que ce n’est pas une série. Je ne veux pas que le deuxième soit le même. Si c’est le même objet, je ne le mets pas parallèlement mais avec un angle de deux degrés et demi et un recul d’un mètre. Il se passe quelque chose, croyez-moi. L’espace entre les deux a une autre acoustique. C’est physique parce que l’écho ne vient pas de la même façon. On entend la différence. On la voit un peu mais pas beaucoup. Avec deux degrés et demi vous ne devinez pas ça en espace. Il se passe quelque chose de corporel. Vous êtes subitement dans de l’irrégulier. Pourquoi personne ne fait ça ? Parce qu’il y a une idéologie, le Bauhaus pour être bref, qui dit que la beauté est la régularité. Mais c’est la mort, ce n’est pas la beauté. La beauté c’est la vie donc du désordre, du chaos

(…)

Post-moderne cela veut dire qu’on peut inventer ; mais inventer quoi ?

(…)

Le désir d’inventer, j’appelle cela l’orgasme de l’ingénieur qui a trouvé un nouveau truc et qui veut l’imposer à quelqu’un qui ne la demande pas mais comme il a le pouvoir, l’autre doit l’avaler. Tout l’urbanisme actuel est fait de règle, de machinerie.

(…)

Quand on parle d’« urbanisme » on dit « les quartiers ». On ne voit pas les quartiers. On ne voit que les rues et les rues ce sont de la circulation automobile. Pour le moment ça ne marche pas mais ça marche quand même. On va casser tout pour que ça marche jusqu’au moment où il n’y aura plus de voiture parce que le pétrole ne coûte encore que cent dollars. Des rues qui ne font que des fleuves de bagnoles dangereuses ne font pas un urbanisme. Les rues produisent du trafic mais pas de la communication. Qu’est ce qu’on peut faire sans inventer des nouveaux systèmes abstraits ? Demander à ceux qui savent, c'est-à-dire les usagers, les habitants. Il y a deux façons de demander. Il y a les « think-tanks » qui sont des groupes de travail de personnes qui ne sont pas des usagers immédiats mais des gens de bonne volonté qui aident à charpenter le projet, une attitude, etc. Ce sont plutôt des savants mais variés et qui le font en leur nom personnel. Ce n’est pas un service technique. La seconde façon c’est avec les vrais usagers. Il ne faut pas être fanatique. Quand je demande à des habitants, je ne leur demande pas de me prouver qu’ils sont des acheteurs ou des habitants futurs réels. Avec des gens possibles, c’est aussi bien.

(…)

Nous avons fait un quartier à Auxerre, une centaine de logements. Ils ne sont pas vraiment écologiques. Ce sont des matériaux corrects. C’est un tout petit peu de chauffage solaire, d’eau chaude. Les logements ne sont pas tous les mêmes, ils ne sont pas en rang mais autour d’espaces et la forme de l’architecture est compatible avec l’écologie. Je ne dis pas que c’est la seule, mais il y en a qui ne sont pas compatibles. Quand on cite les grands quartiers actuels dits « quartiers soutenables » comme le quartier Vauban à Fribourg ou BedZED[1] à Londres : ils sont extraordinaires, ils font zéro énergie, ils font l’hélophile pour l’eau noire, ils font les réserves d’eau de pluie, etc. Toute la technique est parfaite mais ils proposent des logements en barre ! Ce n’est pas possible ! La forme dit l’inverse de l’intention.

(…)

Les formes ont un discours et ont une influence sur les comportements. Si on ne veut pas militariser les choses il faut s’en donner les moyens. La participation est un instrument pour y arriver.

Si l’écologie ou la « soutenabilité » sont d’abord l’humanisme ou l’hospitalité antique, la forme architecturale est une réponse à ça. La forme architecturale induit les comportements.

(…)

Faire de la participation qui ne débouche pas sur des formes d’architecture ou des espaces d’urbanisme, c’est théorique. Les gens peuvent définir des espaces ou des besoins d’espace. S’il n’y a personne pour les dessiner … l’architecte est indispensable. Je ne dis pas qu’ils sont tous bons ! Mais ils ne sont pas tous mauvais non plus. Il y a des architectes qui peuvent suivre ça.

(…)

Vous commencez en étant ennemi. A Gennevilliers cela s’est fait comme cela. Des gens que je ne connaissais pas commencèrent à discuter. La première journée ça n’a rien donné, la deuxième journée fut meilleure et ainsi de suite. Il fallait aller plus loin, jusqu’à la maquette qu’ils avaient faite.

Il y a un point quelque part dans l’évolution de l’attitude du groupe. D’abord il faut qu’ils s’entendent entre eux, ce qui n’est pas évident. J’ai un ami qui avait un groupe et ils se sont séparés en deux sur une question absolument contradictoire. C’était l’un ou l’autre. Je ne sais pas ce que l’on fait à ce moment-là. Il y a toujours moyen d’en sortir. Au bout d’un temps, vous voyez dans le regard des gens qu’ils vous regardent d’une autre façon. Subitement, ils vous font confiance. Il y a un point précis. A la neuvième soirée à Gennevilliers il y a quelqu’un qui interprétait l’avis du groupe pour dire que c’est la première fois qu’ils avaient l’impression qu’on les avait écoutés complètement et tout entendu. Dans le groupe, il se forme quelque chose. Des questions dures comme les questions de la circulation, des garages et de chacun sa voiture, peuvent être soulevées là. Je ne sais pas si elles seront résolues mais je pense qu’on peut aller assez loin. Si on dit : « c’est comme ça, le programme c’est absolu et moi je ne sais rien faire d’autre, je suis une victime comme vous » mais je crois qu’ils ont raison on ne fait pas contre son avis, ils se mettent là-dedans ou ils partent. En revanche, ceux qui restent, font. On n’évite pas les contradictions mais on les fait apparaître. Il y a des ententes spontanées.

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Le métier d’architecte est enseigné merveilleusement dans toutes les écoles. Je ne critique pas cela. Mais on apprend à tous les architectes à fabriquer un objet. Forcément il doit servir à abriter une famille. L’architecte apprend à fabriquer des machines. Ces machines sont des instruments d’imposition de comportement. Les façons traditionnelles, paysannes ou citadines ou banlieusardes de vivre dans des espaces ne comptent pas pour l’architecte. La bibliothèque François Mitterrand est une machine. L’émotion n’a rien à faire avec ça. En habitation famille, etc. le sentiment est une qualité humaine indispensable. Les architectes, une fois formés comme cela, ont leur façon. Ils écoutent les habitants mais ils font leur affaire. S’il y a un habitant qui a un gout vulgaire et qui voudrait faire telle chose là, il va l’envoyer promener et moi j’ai besoin de celui-là, là. La charnière entre la liste d’intentions, de propositions d’habitants et l’architecte, elle manque partout. On ne sait pas comment faire. On croit qu’on perd sa dignité quand on obéit à un habitant. A un habitant c’est vrai, à dix habitants, ce n’est pas vrai. L’habitant devient un des éléments du vocabulaire. En Hollande on fabrique des architectes comme on fabrique des maisons. C'est-à-dire que l’on fait un modèle d’architecte et tout le monde ressemble à cela.

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[1] Beddington Zero Energy. Un article est consacré à « BedZED » dans le numéro Hors série de « Sciences et Vie », numéro 241. Le hors série se consacre aux nouvelles technologies de l’habitat durable.

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Préambule de séance 

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Il n’est pas difficile de dire que la valeur que l’on accorde aux usagers dans l’architecture est souvent réduite et traduite par des « tendances » que cautionnent des expertises en tout genre. La démarche de l’architecte de Lucien Kroll est tout autre. Elle est, à ce titre, exemplaire de ténacité et de volontarisme au milieu d’une tendance lourde dictés par l’émergence et le regroupement de grand consortium de construction eux-mêmes favorisés par le cadre juridique (cf. le PPP). Cependant, comme le faisait remarquer Pierre Rosanvallon et Thierry Pech en introduction du petit ouvrage collectif intitulé : « la nouvelle critique sociale » au Seuil, : « le sentiment de déclin du pouvoir politique ne signe pas la fin du pouvoir mais son déport partiel vers la société civile et une multitude de régulations et d’agents, des plus organisés aux moins organisés » et nous d’ajouter, un déport partiel vers des pratiques alternatives sur l’espace publique qui permettent à la fois de résister et de repenser une écologie urbaine soutenable. Lucien Kroll, en développant une méthode itérative autour de la question de l’architecture participative, fait partie des figures de proue de ces figures alternatives, humaniste et non dogmatique. L’anthropologue Jean Bazin disait : «  On déplore souvent que les sciences sociales ne soient pas cumulatives ; mieux vaudrait se féliciter de leur capacité à la réitération, de leur vocation au recommencement, voire à la re-fondation. Elles sont trop intimement politiques pour que leur dogmatisme ne soit pas redoutable » (« Présentation », Actualités du contemporain, Genre humain, 35 : 11, 2000) ; des propos qui pourraient facilement être transposés dans l’univers de Lucien Kroll pour illustrer sa démarche.

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Bibliographie indicative sur Lucien Kroll

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(Ouvrages consultable à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Paris. Pour faciliter la recherche, nous donnons les références également des côtes des ouvrages)

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-Tout est paysage, Lucien Kroll, sens&tonka, octobre 2001 (côte 720.923 KROL)

-Composants, faut-il industrialiser l’architecture ?, Lucien Kroll, éditions Socorema Bruxelles (côte 624.189 KRO), 1984

-Bio, psycho, socio, eco, écologies urbaines, éditions l’Harmattan, collection habitat & société (côte 354.328 ATE)

-Lucien Kroll, projets et réalisations, Projekte und Bauten, Niggli (côte 720.92)

-Bien Vieillir chez soi, Valenciennes et ailleurs …, L’Harmattan, mars 1995 (725.56 KRO)

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Selection de liens sur Internet

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http://homeusers.brutele.be/ (Site officiel de l’agence de Lucien Kroll) 

http://www.art-memoires.com (Une volonté sociologique en architecture - Mai  2003. Nos bourdieuseries ou L' architecture à l'écoute des utilisateurs, par Monsieur Lucien Kroll.) (article paru dans la lettre mensuelle de Mémoires, mai 2003)

http://www.art-memoires.com/ (CV détaillé de Lucien Kroll)

http://www.urbanisme.fr/numero/ (Entretien avec Thierry Paquot, revue Urbanisme, n347)

http://www.lrdb.fr/ (Émeutes de Clichy, désordres urbains, les événements annonciateurs)

http://www.ecoles.cfwb.be (Extraits de commentaires pour l’école du soleil levant)

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Quelques réalisations de l'architecte

1963, Le Centre de Rencontres à l’Abbaye de Chevetogne, province de Namur, Belgique ; 1957-1972, L’Abbaye de Maresdsous (ensemble de modifications) ; Monastère de Gihindamuyaga, 1968, Butare, Rwanda, Afrique Centrale ; Kimihurura, Capitale Nouvelle, 1966-67 (Plan général d’urbanisation) ; Maison familiale, Braine-l’Alleud, 1965, 66, 1968. (Fondée par Claire Vandercam, école pour les enfants ralentis, basée sur une façon « d’être » devant les enfants) ; Logements groupés à Anderghem, 1962-1965, Avenue Louis Berlaimont 20, Auderghem, Bruxelles, 15 logements ; Coabita, Watermael-Boitsfort, projet pour 450 logements, non réalisé, 1970 ; Le quartier des facultés de Médecine à Woluwé Saint-Lambert, La Mémé, Bruxelles, 1968 (déplacement de l’université catholique de Louvain à Bruxelles. 40 000m2) «Extraits : Nous avons vécu tout le cycle : lune de miel, coopération extraordinaire, énervements, rupture de contrat et enfin réconciliation » ; Les greniers, 1970 ; Les restaurants, 1970/71 ; Ecole, Administration et logements, 1970/71 ; La maison œcuménique, Avenue de l’Assomption, 1970/71 (Extraits : « J’avais proposé de me réserver dans son bâtiment une portion que je dessinerais à ma façon et de faire pareil chez moi … »)P56 ; Jardins et banlieues, 1970/71 ; Station de Métro Alma, 1979/82 ; Paroisse et maison des Dominicains à Rixensart, 1975 ; Maison des Dominicains à Ottignies, Belgique 1974/75 ; Quartier des Vignes Blanches, Cergy Pontoise, 1977/79 (Extraits : « Nous sommes à l’affut des ajouts des habitants : chaque fois que nous traversons ce quartier, nous en découvrons de nouveaux (…) ML travaille chez un entrepreneur de bétons pour jardins : il m’a montré le dessin d’un élément de balustrade : j’ai dit « oui, bien sûr ». Il en propose maintenant à ses voisins. ») ; Brasseries de Kronembourg à Sélestat, Alsace, France ; ZUP de Perseigne, Alençon, Normandie, France, 1978 ; Académie d’Expression à Utrech, 1979 ; Emerainville, Marne la Vallée, France, 1980 ; Une centaine de logements au Haillan à Bordeaux, projet non réalisé, 1984 ; Lycée d’éducation professionnelle à Belfort, 1983 ; Dix maisons à Laroche-Clermault, Indre-et-Loire, 1982 ; Réhabilitation d’un grand ensemble de HLM à Etouvie-Amiens, 1984 ; Clichy-sous-bois, 1984 (conseillé par Ita Grassel) ; Maison de Retraite De Duinpieper, Oostende, Belgique, 1985 ; 1983 : école technique, Belfort ; 1988 : collège Michelet, Saint-Ouen ; 1994 : lycée HQE, Calais ; 1998 : logements et commerces, Dordrecht (Pays-Bas) ; 2002 : quartier des Brichères, logements à Auxerre.

 

 

 

L'architecte Lucien Kroll, lors de son intervention dans le séminaire.

 

 

ARCHITECT(UR)E HORS NORME !

 

Intervenant : Lucien Kroll, architecte

 

 

 

 

 

 

1ère séance

 

20 Décembre 2007

à l'EHESS - Paris

105 bd. Raspail

75006 Paris

Salle 9