> écoutez l'enregistrement de l'atelier ! <

 

durée : 1h36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sélection de liens sur Internet

 

Merci à Olivier Chadoin pour son intervention.

Voici donc la petite contribution auditive que nous voulions passer en fin de séance. Il s'agit des dix premières minutes de l'émission de Jacques Chancel en 1977 (même année que la promulgation de la Loi sur l'architecture) qui recevait l'architecte Marcel Lods. C'était une manière pour nous de faire une entrée en matière pour l'intervention d'Oliver Chadoin.

Ces dix minutes sont la partie libre de l'INA. La totalité de l'enregistrement est payant. Sachant que j'ai acheté l'émission, si vous être intéressé à titre personnel pour écouter l'intégralité, merci d'écrire au collecitf.

En attendant voici donc les dix premières minutes, suffisamment illustratives sur la posture de l'Architecte "chef d'orchestre", héritage d'une tradition de l'ENSBA, de l'époque des Grands Prix de Rome ...

également consultable à l'adresse suivante, ou pour l'achat en ligne, cliquer ICI

 

Ecouter l'enregistrement de Marcel Lods / durée: 10 minutes

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Résumé de la séance:

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La profession d’architecte est le plus souvent décrite selon deux approches : une sociologie des professions et une sociologie du travail. Ces deux postures ont en commun  de pointer la faiblesse de la cohésion professionnelle de ce groupe, ses difficultés à maintenir sa place dans la division sociale de l’acte de construire, et enfin la segmentation interne voilée par le terme « profession » qui subsume finalement un ensemble de positions et de parcours hétérogènes.

Pourtant les architectes maintiennent leur place dans le monde de la construction. Ils auraient même plutôt tendance à y développer une « multipositionnalité ». Ce travail propose donc d’abandonner la volonté de caractériser la « compétence » ou « l’identité professionnelle » des architectes, pour comprendre comment ils parviennent à maintenir leur présence dans le monde contemporain de la construction. Comment le titre d’architecte et les conceptions qui lui sont associées fonctionnent comme un capital mobilisable par ces derniers pour poursuivre leur existence et se maintenir comme « professionnels ». L’hypothèse centrale est que, loin d’une « déprofessionnalisation » ou d’une « mutation d’identité », on observe chez les architectes une grande faculté d’adaptation liée au capital symbolique attaché à leur titre. Cette mobilisation professionnelle du groupe pour maintenir et faire valoir sa place est décrite sous le terme de  travail professionnel.

Bio-bibliographie : Olivier Chadoin, sociologue, Maître Assistant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette, chercheur au LET-ENSAV. Ses travaux portent en particulier sur la ville, le métier d’architecte, et le champ de la  production urbaine et architecturale. Il a publié : « Etre architecte : les vertus de l’indétermination - de la sociologie d’une profession à la sociologie du travail professionnel », Presses Universitaires de Limoges, Collection « sociologie », Limoges, 2007 ; La ville des individus – Sociologie, urbanisme et architecture, propos croisés, Paris, L’Harmattan, coll. « Villes et entreprises »,  2004 ; Activités d’architectes en Europe : nouvelles pratiques, « Cahiers Ramau 3 », Direction de la publication assurée avec Thérèse Evette, Paris, Ed. de la Villette, 2003 ; Du politique à l’œuvre - Systèmes et acteurs des  grands projets urbains et architecturaux, avec Guy Tapie et Patrice Godier, La Tour d’Aigues, éd. de L’aube, 2000.

Olivier Chadoin, sociologue

 

ETRE ARCHITECTE:

Les vertus de l'Indétermination

 

Intervenant :

Olivier Chadoin, sociologue, ENSAPLV

 

 

 

 

 

4ème séance

 

12 mars 2008

à l'EHESS

105 bd. Raspail

75006 PARIS